Avril 2009
Score record pour Romain Mesnil vice Champion du Monde et d’Europe de saut à la perche. La vidéo le montrant quasiment nu (à l’exception d’une partie très spécifique de son anatomie délibérément floutée), courant dans les rues de Paris, sa perche à la main, a été visionnée plus d’1 million de fois sur Dailymotion, 600.000 sur Youtube et multidiffusée sur presque toutes les chaînes .
L’équipementier à la virgule mondialement célèbre, venant de mettre un point final au partenariat, l’athlète a imaginé cette stratégie créative pour trouver un autre sponsor. Moyen utilisé: cette vidéo qui a suscité un buzz historique, et une mise en ligne sur E Bay.
Contracter le virus du viral a apparemment réussi au champion puisqu’il a rapidement atteint son objectif. Après avoir fait monter les enchères jusqu’à 45.000 euros, le perchiste, lors d’une conférence de presse, a dévoilé l’identité de son nouveau sponsor. La société “On vous héberge (OVH)” vient de signer avec Romain Mesnil un contrat de partenariat d’un montant de 16.100 euros. Il a également reçu 7.550 euros d’un donateur anonyme qui seront entièrement reversés à l’association pour la recherche contre les tumeurs du cerveau (ARTC).
Beaucoup de buzz pour peu de business. Ce contrat annuel est tout juste équivalent aux revenus quotidiens d’un footballeur ou d’un tennisman classés dans le top 50 mondial.
Visiblement la montre des sponsors n’est pas encore tout à fait à l’heure du show-buzzness.
Avril 2009
Les polémiques se suivent et se ressemblent. Après note2be, un site ou les élèves notaient leurs profs, c’était au tour de faismesdevoirs.com de susciter la controverse au sein du corps enseignant, de la presse et même au gouvernement. Le concept était lumineusement évident : les élèves paient des professeurs inscrits sur le site pour qu’ils fassent leur devoir contre en moyenne 5 à 30€.
Trop de succès immédiat tue le succès à long terme. Après 180.000 connexions en trois jours, le site était fermé tout juste trois heures après sa mise en ligne.
Mais pas sans avoir accaparé les médias de Paris-Match en passant même par le JT de France 2 et le site de Fox News, avec un credo martelé d’éditorial en éditorial : légal peut-être mais pas moral. Bref, il y’aurait eu ceux qui peuvent se permettre de s’offrir un « nègre scolaire » et les autres.
Officiellement Stéphane Boukris, le créateur, a subitement réalisé que finalement « ce site allait à l’encontre de ses propres valeurs » Fin de l’épisode : quelques jours plus tard on apprenait qu’il venait d’être recruté par le groupe Rentabiliweb pour prendre en charge le pôle de développement des activités d’édition grand public du groupe et plus particulièrement le développement de projets liés aux services à la personne.
En fin de compte, jamais les médias ne se seront autant généreusement ouverts à une initiative entrepreneuriale aussi fermée !
Avril 2009
« Happy birthday » à une quinqua requinquée par son accession au statut de must : la Mini Austin a 50 ans et tous ses chromes.
En 1959, le cahier des charges était simple mais terriblement efficace : des roues XXS repoussées aux limites de la carrosserie, une longueur d’à peine 3 mètres, 80% du volume à l’habitacle et 20% au moteur ; le tout susceptible de transporter quatre personnes.
Et pourtant, le lancement de cet ORNI (Objet Roulant Non Identifié) a longtemps dérouté des automobilistes attachés au statut social de l’automobile.
Idée de génie du côté des RP, cette fois : faire intervenir ceux qu’on ne qualifiait pas encore de « people ».
Normal, dans le Londres des « swinging sixties », pas facile de se garer, même quand on s’appelle Paul Mc Cartney, John Barry ou même Lord Snowdon, le mari de la princesse Margaret. Shootés en une au volant de leur Mini, ces membres de la jet set rendent immédiatement cette voiture « so british » furieusement tendance. La success-story planétaire était lancée. Elle roule toujours!